Ce site est dédié à l'étude et à la mise en valeur de l'œuvre graphique de Victor Hugo.

Facette intime et subtile de son imaginaire féminin.

Entre ombre et lumière : Ses esquisses oscillent entre une pudeur délicate et un érotisme discret, où certaines figures semblent s'évaporer tel un rêve. 

Etude de nus : N.a.f. 13355, fol. 93 & N.a.f. 13458, fol. 30v.

Etude de nu 1
Etude de nu carnet de voyage 1863 n.a.f. 13458 f 30v

La femme aux seins nus, foulard autour du cou.

En 1876, Victor Hugo écrit : « Ce qu'on appelle passion, volupté, libertinage, débauche, n'est pas autre chose qu'une violence que nous fait la vie ».

Cette violence touche autant ses élans amoureux — Hugo ayant été, toute sa vie, un grand passionné — que sa sexualité, souvent décrite comme excessive.

Femme aux seins nus 2

Le lever

 

« Tout à coup la dormeuse se réveilla. Elle se dressa sur son séant avec une majesté brusque et harmonieuse […]

Il est probable que Gwynplaine respirait, comme lorsqu'on retient son souffle, avec effort.  

-        Est-ce qu'il y a là quelqu'un ? dit-elle. [...]

En même temps, se dressant sur ses genoux, il y a une statue antique ainsi agenouillée dans mille plis transparents, elle tira à elle la robe de chambre et se jeta à bas du lit, nue et debout […]

En un clin d'œil la robe de soie la couvrit. Les manches, très-longues, lui cachaient les mains. On ne voyait plus que le bout des doigts de ses pieds, blancs avec de petits ongles, comme des pieds d'enfant. […]

Gwynplaine sentit comme un froid d'agonie. Nul abri. Il était trop tard pour fuir. D'ailleurs il n'en avait pas la force. Il eût voulu que le pavé se fendît, et tomber sous terre. Aucun moyen de ne pas être vu. »

L’Homme qui rit 2éme partie, livre 7, iv Satan.

Le lever

Date de dernière mise à jour : 11/05/2026