« Tout à coup la dormeuse se réveilla. Elle se dressa sur son séant avec une majesté brusque et harmonieuse […]
Il est probable que Gwynplaine respirait, comme lorsqu'on retient son souffle, avec effort.
- Est-ce qu'il y a là quelqu'un ? dit-elle. [...]
En même temps, se dressant sur ses genoux, il y a une statue antique ainsi agenouillée dans mille plis transparents, elle tira à elle la robe de chambre et se jeta à bas du lit, nue et debout […]
En un clin d'œil la robe de soie la couvrit. Les manches, très-longues, lui cachaient les mains. On ne voyait plus que le bout des doigts de ses pieds, blancs avec de petits ongles, comme des pieds d'enfant. […]
Gwynplaine sentit comme un froid d'agonie. Nul abri. Il était trop tard pour fuir. D'ailleurs il n'en avait pas la force. Il eût voulu que le pavé se fendît, et tomber sous terre. Aucun moyen de ne pas être vu. »
L’Homme qui rit 2éme partie, livre 7, iv Satan.