Voici, les tout premiers dessins connus de Victor Hugo durant la période du 10 février 1815 au 08 septembre 1818 où, interne à la pension Cordier et Decotte, en compagnie de son frère Eugène ils effectuaient leur scolarité, en parallèle ils suivaient des cours de Philosophie, géométrie et mathématiques appliquées à Louis le Grand, en 1817 Victor obtient, un cinquième accessit en géométrie.
On sait qu’avant la pension Cordier et Decotte, ils obtinrent de leur père de recevoir des cours particuliers et furent initiés à la perspective, le dessin avait été enseigné aux deux frères au collège des Nobles à Madrid, puis à Paris où Abel leur avait donné quelques leçons.
Fonds Victor Hugo. II - Œuvres. Cahier de collège de Victor Hugo; Format: 230 x 185 mm. Demi reliure en maroquin rouge.
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr:ark:/12148/cc6477z/cd0e4988
Quelques courriers adressés au général Léopold Hugo de la part de ses fils Eugène et Victor
Au général Hugo
31 mars 1816.
[Mme Martin …] Elle nous dit en outre que tu désirais savoir si nous faisons des progrès dans le dessin (1). M. Cadot est content de nous et nous a dit que cela irait bien. Nous prenons tous les samedis des leçons de perspective. Du reste, nous faisons tous nos efforts pour contenter nos maîtres. […]
Tes fils soumis et respectueux,
E. Hugo
Victor
(1) Le général faisait apprendre le dessin à ses fils, en vue de leur admission à l’Ecole polytechnique.
Au général Hugo.
12 mai 1816.
Quant à ce que tu nous marques pour M. Cadot, nous osons te représenter qu’une année de dessin ne suffit pas pour entrer à l’école [polytechnique]. Nous te prions donc, si ton intention est que nous nous présentions aux examens, de nous permettre de prendre encore quelques mois de leçons, ne fût-ce que jusqu’aux vacances. Si tu accèdes à notre demande, daigne en informer M. Decotte le plus tôt que tu pourras, afin que nous n’éprouvions pas de trop longue interruption.
Au général Hugo.
3 décembre 1816.
Depuis six semaines que nous allons au collège de Louis-le-Grand […]
Tu sais sans doute que les cours du collège nous tiennent depuis 8 heures du matin jusqu’à 5 heures du soir. Le cours d’arithmétique, professé par M. Guillard, dure depuis 8 heures 1/2 du matin jusqu’à 10 heures 1/2 ; après ce cours, M. le professeur donne, de son propre gré, à ses élèves privilégiés des leçons d’algèbre auxquelles il a la bonté de nous inviter ; en sorte que nous ne pouvons revenir à la pension qu’à 12 heures 1/2. Depuis 1 heure jusqu’à 2 heures, nous avons trois fois la semaine la leçon de dessin que nous donne M. Cadot ; à 2 heures nous partons pour nous rendre en philosophie d’où nous ne sommes revenus qu’à 5 heures du soir. Depuis 6 heures jusqu’à 10, nous nous occupons, soit aux leçons de mathématiques que nous donne M. Decotte, soit à nos rédactions et aux devoirs de collège. […]