Ce site est dédié à l'étude et à la mise en valeur de l'œuvre graphique de Victor Hugo.

Victor Hugo un dessinateur plein de talent

Victor Hugo aura répété à plusieurs reprises qu’il a combattu toute sa vie pour que ses dessins soient perçus comme des productions sans être le fruit d’une aventure personnelle. À plusieurs reprises, Pierre Georgel a démontré que le poète ne supportait pas qu’on accorde une trop grande importance à « ces choses qui l’amusent entre deux strophes ». Peu à peu, il s’est tout de même laissé convaincre par ses amis de révéler cette partie de son activité créatrice, réservée au cercle restreint de ses proches.

Charles, son fils aîné, raconte que « sans esquisse préalable, il dessine avec une sûreté de main extraordinaire, non pas l’ensemble, mais un détail quelconque de son paysage ; et commence sa forêt par une branche d’arbres, sa ville par un pignon, son pignon par une girouette ; et, peu à peu, la composition entière jaillit de la blancheur du papier avec la précision et la netteté d’un négatif photographique qu’on soumet à la préparation chimique. »

Source : Jean Delalande, Victor Hugo, dessinateur génial et halluciné, Nouvelles Éditions latines, p. 25.

 

Georges Hugo, son petit-fils : « Je le vis […] dessiner quelquefois : ce n’étaient que de petits croquis rapides, paysages, caricatures, profils d’un seul trait, qu’il faisait sur un bout de papier quelconque. Il jetait l’encre au hasard en écrasant la plume d’oie, qui grinçait et crachait en fusées. Puis il pétrissait, pour ainsi dire, la tache noire, qui devenait burg, forêt, lac profond ou ciel d’orage ; il mouillait délicatement de ses lèvres la barbe de la plume et en crevait un nuage d’où tombait la pluie sur le papier humide ; ou bien il en indiquait précisément les brumes qui estompaient l’horizon. Il finissait alors avec une allumette de bois et dessinait de délicats détails d’architecture, fleurissant des ogives, donnant une grimace à une gargouille, mettant la ruine sur une tour ; et l’allumette entre ses doigts devenait burin. »

Georges Hugo, Mon grand-père, Paris, Calmann-Lévy, 1902.

 

À présent, l’œuvre graphique de Victor Hugo est de plus en plus connue et diffusée. Depuis 1971, d’importantes expositions ont eu lieu aussi bien en France qu’à l’étranger.

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Date de dernière mise à jour : 26/04/2026