Ce site est dédié à l'étude et à la mise en valeur de l'œuvre graphique de Victor Hugo.

Un hommage aux ballons utilisés durant le siège de 1870

 

"Départ du ballon" [vers 1870]. Plume et encre brune, lavis (130 x 115 mm), contrecollé sur le passe-partout, sous verre, sous Marie-Louise dans un cadre en bois noir moderne.

Un hommage aux ballons utilisés durant le siège de 1870

Il s'agit d'un hommage aux ballons montés utilisés pendant le siège afin de communiquer hors de la ville. Parmi les 67 qui s'élevèrent en 1870 et 1871, celui du 26 septembre 1870 transportait des tracts écrits par Victor Hugo qui furent lâchés au-dessus des lignes ennemies.

Le célèbre photographe Nadar avait demandé à Hugo si un autre ballon, le 18 octobre 1870, pouvait être baptisé de son nom : "Je ne demande pas mieux que de monter au ciel par vous !", lui avait répondu le poète. Le ballon "Victor Hugo" s'éleva du jardin des Tuileries aux cris de "Vive la République". Il transportait du courrier.

Ballon monté

Torquemada

Torquemada 1869

Plume (arts graphiques), Pinceau, Crayon, Fusain, Aquarelle, Gratté, Papier vélin

Dimensions - Œuvre: Hauteur : 28.8 cm Largeur : 45.8 cm

Plume, pinceau et encre brune sur traits au crayon de graphite, composé brunâtre indélébile, fusain, pigment noir en poudre et aquarelle (?), avec usage d'un grattoir et réserves par écran soluble sur papier vélin; bande de papier de forme irrégulière (19,6 x 0.5 cm) collée sur le bord gauche; dans un cadre en bois laqué noir mat

Marques, inscriptions, poinçons:

Inscription - En haut, en grandes capitales s'étalant sur toute la largeur du dessin, avec un mélange de colle et d'un pigment rouge : " TORQUEMADA "

Torquemada

Commentaire historique:

La première version de ce dessin (qui devait être vue à la verticale) est à rapprocher du Brise-lame à Jersey, inv. n° 127, datée vers 1854-1855. En 1869, lors de grandes chaleurs à Guernesey, Hugo écrit sa pièce « Torquemada » dans l’allée des figuiers du jardin de Hauteville House. En septembre, au retour de son voyage d’été sur le continent, il trouve les figuiers renversé par une tempête et le consigne par deux fois dans ses carnets : « nous sommes revenus aujourd’hui à une heure et demie de l'après-midi, après une dure traversée de nuit dans la tempête, l’allée de figuiers de mon jardin, où cet été j’ai écrit Torquemada, a été emportée par l’ouragan du 14 septembre, et je n'en retrouve rien que quelques troncs de figuiers brisés. » (6 novembre 1869) et « les ouvriers, depuis trois jours, posent le prolongement du gazon, dans mon jardin à l'endroit où était l’allée figuiers sous laquelle, l’été passé, j’ai fait Torquemada. C’est du gazon apporté de l’Ancresse. » (2 février 1870). C’est sans doute à l’occasion de cet incident qui l’a marqué, que Victor Hugo bascule à 90° son ancienne composition et y inscrit en lettres rouge le titre « Torquemada », faisant des troncs d’arbres le symbole des bûchers de l’Inquisition.

Maison de Victor Hugo - Hauteville House Numéro d’inventaire: 809

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Date de dernière mise à jour : 28/04/2026