Date : En 1871 (le 13/08)
Matériaux et techniques : Plume (technique), Lavis, Crayon, Aquarelle, Gratté, Papier vélin, dimensions : H. 25.5 x l. 30.3 cm.
Le jour où il fait ce dessin, il note dans son agenda : « 13 août 1871. J’ai dessiné sur mon livre de voyage la grande toile d’araignée à travers laquelle on aperçoit la ruine de Vianden comme un spectre. Vraie besogne d’un 13 », date qui résonnait douloureusement aux oreilles de Victor Hugo, lui rappelant la mort de son fils Charles le 13 mars précédant.
Numéro d’inventaire MVH : 83
L’engagement politique de Victor Hugo lui a valu les déboires que l’on sait. Sous le Second Empire, le grand homme a plusieurs fois séjourné au Grand-Duché de Luxembourg, ce que l’on sait moins. Durant ces années d’exil, à trois reprises - en 1862, 1863 et 1865 -, ce dernier s’est arrêté en touriste dans la magnifique ville de Vianden, sur les berges de l’Our. Il y reviendra de manière prolongée, du 8 juin au 22 août 1871. Mais cette fois, contraint et forcé… « Il était à Bruxelles, toléré par les autorités royales à condition de s’abstenir de toute activité politique. Mais c’était mal connaître Victor Hugo qui, le 30 mai 1871, publie une lettre ouverte dans un grand journal belge. Un texte dans lequel il lance un vibrant appel aux communards et leur propose asile… dans son appartement bruxellois ! », Ni une ni deux, voilà l’auteur des « Misérables » expulsé de Belgique.
Frank Wilhelm, professeur émérite à l’université du Luxembourg et spécialiste d’Hugo.
La toile d’araignée a souvent inspiré Victor Hugo dans l’œuvre graphique comme dans l’œuvre littéraire :
Voir ci-contre, ce magnifique poème :
Les Contemplations XXVII. V. daté de Juillet 1842.