Initialement intitulé Un duel sous Richelieu. 5 actes. 2 040 vers. 30 personnages + fig.
L’action se passe en 1638 : (Acte I : Blois, une chambre à coucher. — II : Blois, une place. — III : parc du château de Nangis. : IV salle des gardes du château de Chambord. — V : le donjon de Beaugency.)
Ecrite 1er au 30 juin 1829. La pièce a été présentée pour la première fois le 15 mars 1831 à la Porte-Saint-Martin.
Charles Brifaut, censeur, avertit Hugo que Martignac, ministre de l’Intérieur, à décider d’arrêter la pièce. Le régime de Charles X, qui condamnait l'image peu flatteuse donnée du roi Louis XIII dans la pièce.
La révolution de Juillet [1830] ayant rendu possible la création de Marion de Lorme, la pièce est représentée le 11 août [1831], à la Porte Saint-Martin, avec Marie Dorval pour principale interprète.
L’argument :
La courtisane Marion de Lorme a quitté Paris pour se retirer à Blois, où elle vit sous une autre identité auprès de l’homme qu’elle aime, Didier, qui ignore tout de son passé. Mais cette vie discrète est menacée lorsque le marquis Gaspard de Saverny, ancien amant de Marion, retrouve sa trace.
Après avoir sauvé Saverny d’une embuscade, Didier en vient pourtant à le provoquer en duel. Or, le cardinal de Richelieu a récemment fait promulguer par le roi un édit interdisant strictement ces affrontements : les deux hommes, qui se sont battus en pleine place publique, risquent désormais la peine de mort.
Pour échapper à la justice, Saverny feint sa propre mort, tandis que Didier se réfugie avec Marion au sein d’une troupe de comédiens ambulants. Mais leur fuite est de courte durée : tous deux sont bientôt découverts et arrêtés.
Marion réussit alors à obtenir du roi la grâce des condamnés. Pourtant, contre toute attente, la décision est annulée.
Références BNF :
Marion de Lorme. Ms. autographe, 103 f., 350x245 mm. B.N., Mss., n.a. fr. 13368.
Le texte de ce drame (en vers, en 5 actes), écrit du 1er au 30 juin 1829, reçu au Théâtre français le 14 juillet suivant et interdit par le Gouvernement, occupe les ff. 1-73 ; il est suivi d'un reliquat. — Le « manuscrit de la censure » portant pour titre : Un duel sous Richelieu forme le ms. n.a.fr. 13369.
BNF Victor Hugo, cent cinquantième anniversaire de sa naissance 1952.p.27