3 journées. 16 personnages.
L’action se passe à Padoue, en 1549 : (1re : un jardin illuminé pour une fête de nuit. — 2e : une chambre (Hugo a dessiné le décor). —3e : I – l’intérieur d’une masure : (voir dessin de Hugo) ; 2-la chambre de Catarina ; 3-une chambre de nuit.
Ecrit très vite du 2 au 19 février 1835, après deux ans de pose. Le 28 avril : première représentation d'Angelo, dont le succès doit beaucoup au talent des interprètes, Mlles Mars et Dorval.
En 1837, Hugo ajoute à la pièce les comptes rendus des audiences d'un procès qu'il a intenté à la Comédie-Française pour non-respect d'engagement pris avec lui, concernant des reprises d'Hernani, Marion de Lorme et Angelo.
L’argument :
Padoue, 1549. Angelo, podestat de la ville, y impose un régime de terreur. Par calcul, il a épousé Catarina Bragidini, tout en entretenant une liaison avec la comédienne Tisbe. Celle-ci est éprise de Rodolfo, qu’elle présente comme son frère pour dissimuler leurs liens. Mais Rodolfo aime en réalité Catarina : il l’a rencontrée autrefois à Venise, avant qu’elle ne disparaisse pour épouser Angelo, et il n’a cessé de la rechercher depuis.
De son côté, Tisbe est hantée par un souvenir : celui de la femme qui sauva la vie de sa mère lorsqu’elle était enfant, et qu’elle rêve de retrouver.
L’intrigue bascule avec l’arrivée d’Homodei, espion du Conseil des Dix. Manipulateur, il révèle à Rodolfo que Catarina est désormais l’épouse du podestat, dévoile à Tisbe l’amour que Rodolfo porte à cette dernière, et informe Angelo de l’infidélité de sa femme. Fou de rage, Angelo décide de faire assassiner Catarina et sollicite l’aide de Tisbe, avide de vengeance.
Mais tout change lorsque Tisbe découvre que Catarina n’est autre que la femme qui, jadis, sauva sa mère. Déchirée, elle renonce à sa vengeance et choisit finalement d’aider les deux amants à échapper à leur destin.
Références BNF :
Angelo, tyran de Padoue. Ms. autographe, 108 f., 260 x 215 mm. — B.N., Mss., n.a. fr. 13372.
Le texte de ce drame (en prose, en 3 journées, écrit du 2 au 19 février-1835) occupe les ff. 1-99 ; il est suivi d'un reliquat. — Au fol. 32, dessin à la plume représentant le décor de la 2e journée : « Une chambre richement tendue d'écarlate... un lit magnifique sur une estrade et sous un dais un prie-Dieu, au-dessus duquel pend, accroché au mur, un crucifix en cuivre poli... Table, fauteuils, flambeaux… une angélique [instrument de musique intermédiaire entre le luth et le théorbe]. » — Au fol. 55, dessin à la plume représentant le décor de la 1re partie de la 3e journée : « L''intérieur d'une masure. Quelques meubles grossiers… ».
BNF Victor Hugo, cent cinquantième anniversaire de sa naissance 1952.p.31