Ce site est dédié à l'étude et à la mise en valeur de l'œuvre graphique de Victor Hugo.

1834 - 1837 FRANCE BELGIQUE

- Voyage du 22 au 26 Juillet 1834.

- Voyage du 5 Août au 1er Septembre 1834.

Voyage du 25 Juillet au 22 Août 1835.

Voyage du 15 Juin au 21 Juillet 1836

- Voyage du 10 Août au 14 Septembre 1837.

 

Cimetière d’Yèvre-le-Châtel

— Date de création : 21 août 1834

Situé près de l’église Saint-Lubin, dans le village d’Yèvre-le-Châtel (Loiret), ce dessin appartient à la série d’esquisses et de croquis réalisés par Victor Hugo au cours de ses voyages. Il figure au folio 44v des carnets réunis, couvrant la période du 22 juillet au 31 août 1834.

Dimensions de l’œuvre : Hauteur : 13,5 cm — Largeur : 14,2 cm

Thèmes représentés : arcade, cimetière, croix, église Saint-Lubin, mouvement romantique, pierre tombale.

Le dessin témoigne de l’intérêt de Victor Hugo pour l’architecture et les détails pittoresques des lieux visités. L’auteur a été particulièrement touché par le cimetière et par l’église inachevée d’Yèvre-le-Châtel, révélant son attention aux atmosphères et aux formes architecturales, en parfaite cohérence avec sa sensibilité romantique.

Inscription : En bas, au crayon de graphite : « cimetière d’Hyèvre le châtel / 21 août. 4h. du s. »

Conservation : Maison de Victor Hugo – Hauteville House. Numéro d’inventaire : 976

Cette feuille constitue sans doute la composition la plus ambitieuse du carnet, où l’écriture synthétique de Hugo se conjugue à la fois avec un tracé esquissé et avec un relevé très précis de la voûte.

Lettre d’Hugo à Adèle, Étampes, 22 août [1834]

J’ai passé hier une admirable journée à Pithiviers et aux environs. Yèvre-le-Châtel, qui est à deux lieues et  où je suis allé à pied avec mes souliers percés, contient à lui seul un couvent et un château, ruinés, mais complets. C'est magnifique. Je dessine tout ce que je vois. Tu en jugeras.

Cimetière Hyères le châtel-

Carnac

En août 1834, Victor Hugo entreprend un voyage en Bretagne accompagné de Juliette Drouet, au cours duquel il visite les alignements mégalithiques de Carnac. Cette découverte le marque profondément. Habitué depuis 1821 à tenir des carnets de voyage où il mêle textes, croquis et lavis, Hugo réalise à Carnac plusieurs dessins des pierres levées, qu’il décrit comme « étranges et sinistres ».

Cette impression se retrouve ensuite dans son œuvre : les mégalithes bretons sont évoqués à plusieurs reprises, notamment dans Notre-Dame de Paris et Les Contemplations, où il mentionne par exemple le dolmen de Rozel.

La page du 13 août nous intéresse particulièrement, puisque Victor Hugo a fait étape à Muzillac. La veille, il écrit une lettre à son épouse : « Vannes, 12 août. Me voici à Vannes. Je suis allé hier à Karnac dans un affreux cabriolet par d’affreuses routes, et à Lokmariaker à pied… Tu ne peux te figurer comme les monuments celtiques sont étranges et sinistres. A Karnac, j’ai eu presque un moment de désespoir ; figure-toi que ces prodigieuses pierres de Karnac, dont tu m’as si souvent entendu parler ont presque toutes été jetées bas par les imbéciles paysans, qui en font des murs et des cabanes… J’ai couché à Auray… et je suis venu ce matin à Vannes. J’ai mille choses à y voir, puis je partirai demain pour Nantes… À bientôt, mon Adèle. Je t’aime plus que jamais. Je t’aime bien, va. »

numéro d’inventaire MVH 976

 

Dessins 1 Pierres de Carnac :

11–08–1834

Crayon, Papier vélin - Dimensions :   Hauteur : 8.7 cm  Largeur : 18.4 cm

Description: carnets de voyage réunis, du 22 juillet au 31 août 1834

Inscription manuscrite - En bas, au crayon de graphite : " pierres à Karnac- 5 h. - 1/4. 11 août " - Inscription manuscrite - Dans l'angle inférieur droit (dans le sens du dessin) : "20"

 

Dessin 2 Dolmen :

Description:  Hauteur : 8.7 cm  Largeur : 18.6 cm

Folio 16 verso des carnets de voyage réunis, du 22 juillet au 31 août 1834.

Inscription - " dolmen entre Auray et Karnac sur un monticule / 11 août 7 h. du s. "

Pierres et Dolmen

1000026148

1000026147

Le vieux Saint Malo

EstampeArts graphiques

Hauteur : 32.3 cm, Largeur : 24 cm

Lettre - Dans le cadre de l'image, en haut, à gauche : "VIEUXStMALO"

Marque du musée - Tampon du musée à l'encre bleue, au recto, en bas à droite de l'estampe (Lugt 1270a)

Numéro d'inventaire - Au crayon graphite, au verso, en bas à droite : "MVHPEREC1373"

Marque du musée - Tampon du musée à l'encre bleue, en bas à droite de l'estampe (Lugt 1270a).

Gravure d’un dessin de Victor Hugo pour les Travailleurs de la mer.

Maison de Victor Hugo – Hauteville House 2017.0.789.26

Carnet de voyage France Belgique 1836 :

24 : à 9h. à Dol.

A La Grande Maison, chez Picard

Saint-Malo, 25 juin 1836 lettre de Victor Hugo à Adèle.
[...] Arrivé à Saint-Malo, j'étais pénétré de poussière, j'ai couru à l'océan, et je me suis baigné dans les rochers qui entourent le fort de mole et qui font à la marée basse mille baignoires de granit.

Le vieux st Malo-

J'ai été assez avant dans la mer, courant de roche en roche malgré la lame qui m'a jeté une dizaine de fois à la renverse sur de diabolique rochers fort pointus. N'importe c'est une admirable chose chaque fois qu'elle vous enveloppe et vous secoue dans son écume.
Comme j'ai fait une douzaine de lieues à pied au soleil depuis quatre jours, bout par bout, j'ai le visage tout pelé, je suis rouge et horrible. Du reste, j'avais besoin d'eau. Depuis que je suis en Bretagne je suis dans l'ordure. Pour se laver de la Bretagne il faut bien l'océan. Cette grande cuvette n'est qu'à la mesure de cette grande saleté […]

Canon de la place de Gand

Canon de la place de Gand -

La place de Gand

En voyage : France et Belgique, Alpes et Pyrénées lettre à Adèle Hugo le 24 août 1837.

Dans cette lettre à sa femme où figure un dessin de la place de Gand, Victor Hugo décrit la ville, relate ses visites de monuments et exprime son admiration pour Rubens, Van Eyck, Otto Venius… et l’architecture du pays. Pour lui « […] chacune de ces églises flamandes est un musée ». Les inscriptions figurant sur la façade du premier plan sont reproduites d’une plume précise et leur présence dans les dessins d’architecture sera une constante de l’œuvre plastique du poète. Quant au canon, voici la description qu’il en fait :

" J’ai vu le gros canon de Gand dont je te fais ici un petit croquis. C’est un énorme tube fait en lames de fer forgé, un vrai engin du quinzième siècle. Ceux de Gand en ont fort peu de soin. Ils l’ont juché sur trois façons d’assises rococo sculptées en guirlandes, et toute la gueule de la bombarde n’est qu’un réceptacle d’ordures. Ce canon a dix-huit pieds de long et pèse trente-six mille livres. On distingue très bien dans l’intérieur les cannelures que font les lames de fer. La bouche a deux pieds et demi de diamètre. Cela jetait de gros boulets de granit ou des tonneaux de mitraille. C’est énorme. "

Cette page sera prochainement actualisée avec de nouveaux dessins

Date de dernière mise à jour : 16/04/2026