12–09–1865
Matériaux et techniques: Crayon, Papier vélin
Sur feuille de papier provenant d'un album dimensions : Hauteur : 27.1 cm Largeur : 17.2 cm
Inscription - En bas, au centre au crayon de graphite : "table du (...) / En bas, à droite au crayon de graphite : "table du diable / 12 7bre 6h 1/2 / d. s."; A droite, au crayon de graphite "50" ou "80"
Maison de Victor Hugo - Hauteville House, numéro d’inventaire: 20
Description iconographique:
Représente le Teufelstich ou Table du Diable, rocher de forme singulière, à Hinterweidenthal en Rhénanie-Palatinat, près de Piramens, au Nord-Ouest de Wissenborg et au Sur-Ouest de Ludwigshafene et de Manheim
Victor Hugo avait déjà réalisé deux croquis de la « table du diable » lors de son voyage de 1863, le 17 septembre, (carnet NAF 13458 fol. 46 verso et fol. 68 verso). En 1865, il repasse au même endroit et note dans son carnet : « Je revois en passant la Table du Diable, et je la dessine. ». Le poète l'évoquera aussi dans Les Travailleurs de la mer. (extrait ci-dessous) :
Les roches debout à cime plate, comme la grande Douvre et l'Homme, sont des pics décapités. Ils abondent dans les montagnes et dans l'océan. Certains rochers, surtout parmi ceux qu'on rencontre au large, ont des entailles comme des arbres attaqués. Ils ont l'air d'avoir eu un coup de cognée. Ils sont soumis en effet au vaste va-et-vient de l'ouragan, ce bûcheron de la mer.
Il existe d'autres causes de cataclysme, plus profondes encore. De là sur tous ces vieux granits tant de blessures. Quelques-uns de ces colosses ont la tête coupée.
Quelquefois, cette tête, sans qu'on puisse s'expliquer comment, ne tombe pas, et demeure, mutilée, sur le sommet tronqué. Cette singularité n'est point très-rare. La Roque-au-Diable, à Guernesey, et la Table, dans la vallée d'Anweiler, offrent, dans les plus surprenantes conditions, cette bizarre énigme géologique.
Les travailleurs de la mer , 1, 7 , une chambre pour le voyageur- Victor Hugo, Bouquins p.206-207.